Deux dirigeants signant des documents de société autour d'une table de réunion

Fiscalité des sociétés

Le tax refund maltais, article par article

Malte impose ses sociétés à 35 %, puis rembourse jusqu'à six septièmes de cet impôt à l'actionnaire. Voici le mécanisme tel que les textes l'écrivent, les quatre taux effectifs calculés depuis la loi, et l'état réel de l'impôt minimum mondial au 17 septembre 2026.

35 % payés, puis remboursés

L'article 56(6) de l'Income Tax Act est sans ambiguïté : l'impôt est dû au taux de trente-cinq centimes par euro de revenu imposable de toute société. Ce taux est réellement acquitté. Il n'y a ni taux réduit, ni ruling, ni négociation.

Le mécanisme se joue à l'étage suivant. Malte applique une imputation intégrale : l'impôt payé par la société sur un dividende s'impute sur l'impôt de l'actionnaire, sans aucune retenue de distribution. C'est l'article 60. Puis un second texte, l'article 48 de l'Income Tax Management Act, ouvre à l'actionnaire un droit au remboursement d'une fraction de l'impôt versé par la société.

La formulation exacte compte. Malte n'a pas un impôt sur les sociétés à 5 %. Elle a un impôt à 35 % assorti d'un droit au remboursement au profit de l'actionnaire. La différence n'est pas rhétorique : elle explique que le remboursement se calcule sur l'impôt de la société et non sur le dividende, qu'il faille une distribution pour le déclencher, et que la trésorerie soit immobilisée entre les deux.

Les cinq comptes fiscaux, clé de tout le reste

Aucune fraction de remboursement ne se comprend sans eux. À la clôture, le bénéfice distribuable d'une société maltaise est réparti entre cinq comptes fiscaux, définis à l'article 2(1) de l'Income Tax Act. C'est le compte d'où sort le dividende qui détermine la fraction.

CompteCe qu'il reçoit
Final tax accountBénéfices déjà soumis à un impôt final, servi en premier
Immovable property accountBénéfices tirés d'immeubles situés à Malte
Foreign income accountRedevances, dividendes, plus-values, intérêts et loyers de source étrangère, et revenus d'une participation non maltaise
Maltese taxed accountLes autres bénéfices imposés, typiquement l'exploitation maltaise
Untaxed accountLe solde, c'est-à-dire ce qui n'a pas été imposé

Retenez les deux qui comptent : le Maltese taxed account et le foreign income account. Ce sont eux qui ouvrent le remboursement de six septièmes.

Les quatre fractions, et leur base légale

FractionQuandTexteTaux effectif
6/7Bénéfices du Maltese taxed account ou du foreign income account, sans crédit pour double imposition réclaméart. 48(4A)(a)5 %
5/7Intérêts passifs et redevances, ou dividendes d'une participation non qualifianteart. 48(4A)(a), proviso (i)10 %
2/3Bénéfices du foreign income account pour lesquels la société a réclamé un allègement de double impositionart. 48(4)(a)6,25 % ou moins
100 %Bénéfices provenant d'une participation qualifiante ou de sa cessionart. 48(4)(b)0 %

Une condition traverse les quatre : l'actionnaire doit être enregistré auprès de l'administration fiscale maltaise pour réclamer. Sans enregistrement, pas de remboursement, quelle que soit la qualité des bénéfices.

Ce qu'est une participation qualifiante

C'est le seuil qui commande le remboursement intégral et le régime des holdings. Il suppose une détention directe d'au moins 5 % des actions conférant au moins 5 % de deux des trois droits suivants : droit de vote, droit aux bénéfices, droit au boni de liquidation. Un critère alternatif existe pour les investissements d'au moins 1 164 000 € détenus depuis au moins 183 jours.

Le remboursement intégral s'accompagne de conditions de fond sur la participation : soit elle est établie dans l'Union, soit elle supporte un impôt étranger d'au moins 15 %, soit elle tire moins de la moitié de ses revenus d'intérêts passifs et de redevances. Une voie alternative existe en amont, l'exonération de participation, qui évite d'avancer l'impôt plutôt que de se le faire rembourser. Elle est écartée si l'entité figure depuis au moins trois mois sur la liste européenne des juridictions non coopératives sans substance suffisante.

Le calcul, cas par cas

Les taux effectifs ci-dessous sont recalculés depuis les textes, pas repris d'une brochure. Le plus instructif est le troisième : le fameux 6,25 % ne vient pas du deux tiers mais de sa combinaison avec le crédit d'impôt étranger forfaitaire.

Outil

La cascade du remboursement, cas par cas

Le remboursement porte sur l'impôt payé par la société, jamais sur le dividende. Choisissez la nature du bénéfice pour voir le calcul complet.

  1. 1Bénéfice imposable+100 000 €
  2. 2Impôt maltais à 35 %-35 000 €
  3. 3Remboursement de 6/7 à l'actionnaire+30 000 €

Fraction

6/7

art. 48(4A)(a)

Impôt qui reste

5 000 €

après remboursement

Taux effectif

5,00 %

sur le bénéfice de départ

Le cas courant : une société opérationnelle, bénéfices affectés au Maltese taxed account ou au foreign income account, sans crédit pour double imposition réclamé.

Calculs établis depuis les textes : articles 48(4) et 48(4A) de l'Income Tax Management Act, articles 56(6), 60 et 92 à 95 de l'Income Tax Act. Ils supposent une distribution intégrale du bénéfice et un actionnaire enregistré. Ce n'est pas un conseil fiscal.

Ce crédit forfaitaire mérite une explication, car il est presque toujours passé sous silence. Il permet à une société recevant certains revenus étrangers de majorer sa base imposable de 25 % d'un impôt étranger réputé payé, puis de l'imputer, dans la limite de 85 % de l'impôt dû. Fait décisif, ce crédit forfaitaire figure à une lettre du texte qui n'entre pas dans la majoration de l'assiette du remboursement, contrairement aux crédits conventionnels. D'où le résultat de 6,25 % et non de 0 %.

Sur quoi porte exactement le remboursement

C'est le point que ratent les sources commerciales. Le remboursement porte sur l'impôt payé par la société, et deux règles encadrent ce montant.

  • Pour le six septièmes et le cinq septièmes, l'assiette est l'impôt anticipé afférent au dividende, et le texte pose que le remboursement ne peut en aucun cas excéder l'impôt réellement versé par la société.
  • Pour le deux tiers et le remboursement intégral, l'assiette est l'impôt maltais payé majoré de l'allègement obtenu au titre des conventions, du régime Commonwealth ou du dégrèvement unilatéral. Le même plafond s'applique, et c'est souvent lui qui mord.

Autre règle utile : le remboursement lui-même n'est pas imposable entre les mains de l'actionnaire à Malte. Il ne devient exigible qu'une fois l'administration satisfaite de l'exactitude de la réclamation et en possession du certificat de dividende émis par la société. Enfin, la réclamation se prescrit par quatre ans, et une réclamation indue expose à une pénalité égale au montant réclamé, majorée de 7 % par mois, sauf bonne foi démontrée.

Le délai de versement, corrigé

Le libellé qui circule partout, y compris dans la précédente version de cette page, est faux. On lit couramment que le remboursement est versé « dans les quatorze jours suivant la fin du mois » où la société a payé son impôt. Cette formule n'existe dans aucun texte maltais.

Ce que dit réellement l'article 48(8) : le remboursement est payable au plus tard le quatorzième jour suivant celui où il devient exigible, étant précisé que ce délai de quatorze jours peut être prolongé de douze mois si l'administration doit procéder à des vérifications de diligence.

Et voici l'angle mort : aucun texte ne définit la date à laquelle un remboursement « devient exigible ». Le point de départ des quatorze jours n'est donc pas fixé par la loi. Le délai pratique de quatre à six semaines que l'on voit annoncé partout n'a aucune source officielle. Traitez-le comme une estimation de place, pas comme une garantie.

Un dernier point de procédure, favorable celui-là : le délai de droit commun de six mois et les intérêts de retard applicables aux autres remboursements fiscaux ne s'appliquent pas à ces remboursements-ci. Ils obéissent à leur propre régime.

Faut-il vraiment deux sociétés ?

La structure à deux étages, une holding maltaise détenant une société opérationnelle maltaise, est présentée partout comme obligatoire. Elle ne l'est pas.

L'article 48(4) pose bien deux profils d'actionnaires, le non-résident et la société maltaise détenue par des non-résidents. Mais le proviso qui suit neutralise ces conditions dès lors que le bénéficiaire du dividende est enregistré à cette fin. Un autre proviso confirme expressément qu'une personne résidente à Malte et enregistrée peut aussi réclamer le remboursement.

Ce qui reste vrai, c'est l'intérêt pratique de la holding : elle absorbe le décalage de trésorerie entre le paiement de l'impôt et l'encaissement du remboursement, et elle permet de traiter le dividende de manière plus lisible chez l'actionnaire final. C'est un choix de structuration, pas une condition légale. Une autre voie existe, l'unité fiscale, qui impose directement le groupe à un taux net de remboursement et supprime le décalage.

Ce que coûte réellement le dispositif

Le taux effectif de 5 % n'a de sens qu'au regard des frais fixes de maintien de la structure. Ils sont modestes mais réels, et ils rendent le montage inintéressant en dessous d'un certain bénéfice. La procédure de création complète est sur notre page créer une société à Malte ; ici on ne garde que le coût de fonctionnement.

  • Constitution : le barème officiel du registre des sociétés commence à 100 € pour un capital autorisé jusqu'à 1 500 €, en dépôt électronique, et plafonne à 1 900 € au-delà de 2,5 millions d'euros de capital.
  • Déclaration annuelle : 85 € pour un capital jusqu'à 1 500 €, 120 € jusqu'à 5 000 €, jusqu'à 1 200 € pour les capitaux les plus élevés. Dépôt en ligne uniquement.
  • Délais de dépôt : déclaration annuelle et confirmation des bénéficiaires effectifs dans les 42 jours de la date de référence ; comptes approuvés dans les dix mois de la clôture, puis déposés dans les 42 jours.
  • Audit : le poste le plus lourd en pratique. Voir ci-dessous, la nuance compte.

L'audit, et le vrai seuil d'exemption

Tout le monde écrit « audit obligatoire » sans nuance. Le Companies Act impose bien un rapport d'auditeur sur les comptes annuels, mais il prévoit une exemption pour les sociétés privées qui ne dépassent pas au moins deux des trois seuils suivants à la date de clôture : 46 600 € de total de bilan, 93 000 € de chiffre d'affaires net et deux salariés en moyenne. Un franchissement ne produit d'effet que s'il se répète deux exercices consécutifs.

Ne confondez pas cette exemption avec le régime des « petites sociétés », dont les seuils sont autrement plus élevés et ont été relevés en 2026 : 5 millions d'euros de bilan, 10 millions de chiffre d'affaires net et 50 salariés, applicables aux exercices ouverts à compter du 20 mars 2026. Celui-là ne dispense pas de l'audit, seulement de certaines obligations de présentation. Et surtout, un verrou fiscal reprend d'une main ce que le droit des sociétés donne de l'autre : les comptes d'une société enregistrée à Malte doivent être accompagnés d'un rapport d'auditeur certifié. En pratique, une société qui utilise le remboursement fait auditer ses comptes.

Le Pilier 2 vous concerne-t-il ? Presque sûrement pas

C'est la question qui revient depuis trois ans, et les réponses françaises oscillent entre la phrase floue et le contresens. Voici l'état du droit maltais au 17 septembre 2026.

  • Un seuil, un seul. Les règles ne visent que les entités maltaises membres d'un groupe multinational ou d'un grand groupe national dont la société mère atteint 750 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel sur au moins deux des quatre exercices précédents.
  • Malte a exercé l'option de report prévue par la directive européenne. Le texte de transposition le dit expressément : pour six exercices consécutifs à compter du 31 décembre 2023, la transposition est limitée à quatre chapitres de la directive. Autrement dit, ni règle d'inclusion du revenu, ni règle des bénéfices insuffisamment imposés, ni impôt complémentaire national jusqu'aux exercices ouverts avant le 31 décembre 2029.
  • Un texte de février 2026 est allé plus loin en supprimant, pour ces entités, l'obligation de notification qui subsistait. Les entités maltaises dans le champ n'ont plus d'obligation déclarative locale au titre de ces règles.

Ce qu'il faut retenir : toute société maltaise qui n'appartient pas à un groupe à 750 millions d'euros est intégralement hors du champ. Les PME, les holdings et les sociétés opérationnelles qui utilisent le remboursement conservent leurs taux effectifs de 5 %, 10 %, 6,25 % ou 0 %. Les entités dans le champ, elles, restent soumises aux règles des autres juridictions de leur groupe, ce qui est une tout autre question.

Le régime optionnel à 15 %

Un texte de septembre 2025 a créé une option nouvelle et volontaire : une société peut choisir d'être imposée à 15 % au lieu de 35 %, sans imputation ni remboursement. Trois traits à connaître.

  • L'option est irrévocable pendant cinq ans, et le retour au droit commun engage lui aussi pour cinq ans.
  • Une clause plancher empêche de s'en servir pour payer moins : l'impôt sous cette option ne peut jamais être inférieur à l'impôt de droit commun diminué des remboursements réclamés ou réclamables par l'ensemble des actionnaires.
  • L'impôt est final, ni créditable ni remboursable, et les bénéfices sont affectés au final tax account.

L'option existe donc pour les groupes qui ont besoin que leur impôt maltais soit reconnu comme un impôt couvert à l'étranger et éviter un complément ailleurs. Ce n'est pas un impôt complémentaire national et il ne s'impose à personne.

Si vous vivez en France

C'est la question que la recherche pose sans cesse et qu'aucune page française ne traite sérieusement : détenir une société maltaise en restant résident français. Trois articles du code général des impôts commandent la réponse.

TexteQui il viseDéclencheur
Article 209 BUne société française soumise à l'ISDétention de plus de 50 % d'une entité étrangère à régime fiscal privilégié. Seuil ramené à 5 % dans certains cas de détention concertée.
Article 123 bisUne personne physique domiciliée en FranceDétention d'au moins 10 % d'une entité étrangère à régime privilégié dont l'actif est principalement financier. La détention du conjoint, des ascendants et des descendants compte.
Article 1649 AToute personne domiciliée en FranceObligation de déclarer les comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos à l'étranger, en même temps que la déclaration de revenus. Formulaire 3916.

Un régime est dit fiscalement privilégié lorsque l'impôt y est inférieur d'au moins 40 % à celui qui serait dû en France. Avec un taux effectif de 5 %, une société maltaise entre sans difficulté dans cette définition.

Mais la vraie question n'est pas le taux. Les articles 209 B et 123 bis comportent tous deux une clause de sauvegarde européenne : ils ne s'appliquent pas lorsque l'entité est établie dans un État membre et que la détention ne peut être regardée comme un montage artificiel destiné à contourner la loi fiscale française. Malte étant dans l'Union, c'est cette clause qui joue. Conséquence directe : la substance économique n'est pas un conseil de prudence, c'est la condition juridique qui neutralise ces deux articles. Direction effective sur place, locaux, moyens, décisions prises à Malte.

L'omission de déclarer un compte étranger expose par ailleurs à une amende par compte, et fait présumer, de manière réfragable, que les sommes qui y transitent sont des revenus imposables. Sur la répartition du droit d'imposer entre les deux pays, voyez notre page sur la convention fiscale France-Malte. Et si votre projet est de vous installer sur place, le statut non-domicilié change entièrement l'équation.

Contenu informatif, pas un conseil fiscal. Références : Income Tax Act (Cap. 123), Income Tax Management Act (Cap. 372), Companies Act (Cap. 386), textes de transposition de l'impôt minimum mondial et barème du registre des sociétés maltais, relevés en septembre 2026. Côté français : articles 209 B, 123 bis, 238 A et 1649 A du code général des impôts. Faites valider toute structure par un conseil avant de l'engager.

Tax refund à Malte : questions fréquentes

Quel est l'impôt sur les sociétés à Malte ?

Le taux légal est de 35 %, fixé par l'article 56(6) de l'Income Tax Act. Ce taux est réellement payé par la société. C'est ensuite l'actionnaire, une fois le dividende distribué, qui obtient le remboursement d'une fraction de cet impôt. Sur un bénéfice d'exploitation, la fraction est de six septièmes, ce qui ramène la charge finale à 5 %.

Comment fonctionne le tax refund maltais ?

La société acquitte 35 % d'impôt. Lors de la distribution, l'actionnaire enregistré auprès de l'administration fiscale maltaise réclame un remboursement calculé sur l'impôt versé par la société, et non sur le dividende reçu. La fraction dépend de la nature du bénéfice : six septièmes pour l'exploitation, cinq septièmes pour les intérêts passifs et les redevances, deux tiers quand un crédit pour double imposition a été utilisé, et la totalité pour une participation qualifiante.

En combien de temps le remboursement est-il versé ?

L'article 48(8) de l'Income Tax Management Act fixe le versement au plus tard le quatorzième jour suivant celui où le remboursement devient exigible, avec une extension possible de douze mois si l'administration doit mener des vérifications de diligence. Attention, la loi ne définit nulle part la date à laquelle un remboursement devient exigible. Le délai administratif de quatre à six semaines souvent annoncé n'a aucune base officielle.

Faut-il deux sociétés pour obtenir le tax refund ?

Non. La structure à deux étages, une holding maltaise au-dessus d'une société opérationnelle, est un usage, pas une obligation. Le proviso de l'article 48(4) neutralise expressément les conditions tenant à la résidence de l'actionnaire dès lors que celui-ci est enregistré à cette fin. Un actionnaire personne physique, résident ou non, peut donc réclamer le remboursement directement.

L'impôt minimum mondial de 15 % met-il fin au tax refund maltais ?

Pas pour la quasi-totalité des sociétés maltaises. Les règles ne visent que les entités appartenant à un groupe dont le chiffre d'affaires consolidé atteint 750 millions d'euros sur au moins deux des quatre exercices précédents. Et même pour celles-là, Malte a exercé l'option de report : ni règle d'inclusion du revenu, ni règle des bénéfices insuffisamment imposés, ni impôt complémentaire national jusqu'aux exercices ouverts avant le 31 décembre 2029. Une PME, une holding ou une société opérationnelle hors d'un tel groupe conserve intégralement ses taux effectifs.

Une société maltaise doit-elle faire auditer ses comptes ?

En principe oui, l'article 179 du Companies Act impose un rapport d'auditeur sur les comptes annuels. Une exemption existe à l'article 185(2) pour les sociétés privées qui ne dépassent pas au moins deux des trois seuils suivants : 46 600 € de total de bilan, 93 000 € de chiffre d'affaires net et deux salariés en moyenne. Le verrou fiscal qui imposait malgré tout un rapport d'auditeur a été levé par les Audit Exemption Rules de 2025 : deux critères sur trois permettent de se contenter d'un review report, les trois donnent une dispense complète. Le détail est sur notre page consacrée à la création de société.

Le fisc français peut-il remettre en cause une société maltaise ?

Il dispose de l'article 209 B pour les sociétés et de l'article 123 bis pour les personnes physiques. Mais ces deux textes comportent une clause de sauvegarde pour les entités établies dans un État membre de l'Union : ils ne s'appliquent pas lorsque la détention ne peut être regardée comme un montage artificiel destiné à contourner la loi fiscale française. Malte étant dans l'Union, c'est cette clause qui joue, et c'est la substance économique réelle qui la conditionne.

Le montage tient-il pour vous ?

Le taux effectif ne vaut que si la substance suit et si le volume de bénéfices absorbe les frais fixes. Voyons votre cas concret.

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