Droit de séjour

Visa et résidence à Malte : de quoi avez-vous besoin ?

La question du visa et de la résidence à Malte se règle d'abord selon votre nationalité. Les ressortissants de l'UE s'installent librement avec une simple eResidence Card ; les ressortissants hors UE ont besoin d'un visa et d'un permis de séjour. On fait le tri, cas par cas.

Ressortissants UE / EEE / Suisse : la eResidence Card

Si vous êtes français (ou ressortissant de l'UE, de l'EEE ou de Suisse), l'installation est de droit : aucun visa, aucun permis de travail. La seule obligation intervient au-delà de 90 jours de séjour : vous devez enregistrer votre résidence auprès d'Identità (l'agence d'identité maltaise) et vous recevez une eResidence Card.

Pour l'obtenir, il faut justifier d'une ordinary residence : ressources suffisantes (emploi, revenus ou fonds propres), logement à Malte et couverture santé. Pour les ressortissants UE/EEE, la demande et le document sont gratuits (seul un frais de carte d'environ 27,50 € peut s'appliquer). La carte, valable cinq ans, sert de pièce d'identité locale et conditionne les démarches suivantes (banque, impôts, Social Security), détaillées dans notre guide pour s'installer à Malte.

Ressortissants hors UE : visa et permis de séjour

Pour les ressortissants de pays tiers, vivre et travailler à Malte suppose un titre. La voie la plus courante est le single permit : un titre unique combinant travail et séjour, demandé par l'employeur maltais qui recrute. Points clés 2026 :

  • Frais d'environ 600 € pour une première demande (puis renouvellements annuels moins chers).
  • Délai d'instruction généralement de deux à quatre mois.
  • Pour les profils qualifiés (poste d'encadrement, salaire d'au moins 45 000 €/an), la Key Employee Initiative (KEI) offre une procédure accélérée, de l'ordre de cinq jours ouvrables.
  • Depuis le 1er mars 2026, un cours d'orientation préalable au départ (environ 250 €) est requis pour les primo-demandeurs.

Le regroupement familial permet ensuite de faire venir conjoint et enfants, sous conditions de ressources et de logement. Un visa national de long séjour (type D) accompagne généralement l'entrée sur le territoire.

Les voies par investissement ou statut

En dehors de l'emploi salarié, plusieurs programmes ouvrent un droit de séjour, surtout pour les ressortissants hors UE :

  • Le Nomad Residence Permit : pour les télétravailleurs et indépendants employés ou clients hors de Malte.
  • Le MPRP : une résidence permanente par investissement (contribution, bien immobilier, don).
  • Le GRP : un statut fiscal à 15 % pour les ressortissants hors UE.

Ces voies répondent à des profils distincts (revenus à distance, capacité d'investissement, optimisation fiscale) : il s'agit de choisir le bon outil, pas de les confondre.

Séjour touristique : moins de 90 jours

À ne pas confondre avec la résidence : un séjour touristique de moins de 90 jours sur une période de 180 jours ne nécessite aucun titre de séjour. Malte fait partie de l'espace Schengen : les citoyens UE circulent librement, et de nombreux ressortissants hors UE entrent sans visa pour un court séjour (ou avec un visa Schengen de court séjour selon leur nationalité). Mais ce cadre ne donne aucun droit à s'installer : pour vivre à Malte, il faut basculer vers l'un des titres ci-dessus.

Démarches et délais

Toutes les demandes de résidence passent par Identità, l'agence maltaise compétente. Le dossier type comprend : passeport ou carte d'identité, justificatif de logement à Malte, preuve de ressources, assurance santé, et selon les cas contrat de travail ou justificatifs d'investissement. Une prise d'empreintes biométriques est réalisée lors du rendez-vous.

Côté délais : comptez deux à quatre semaines pour la eResidence Card d'un ressortissant UE, contre deux à quatre mois pour un single permit hors UE (sauf procédure accélérée KEI). La suite du parcours d'installation (numéro fiscal, banque, logement) est détaillée dans le pilier s'installer à Malte.

Informations à jour 2026 : conditions, frais et délais des titres de séjour peuvent évoluer et dépendent de votre nationalité. Vérifiez les exigences auprès d'Identità avant toute démarche.

Visa et résidence à Malte : questions fréquentes

Faut-il un visa pour vivre à Malte ?

Pour les ressortissants de l'UE, de l'EEE et de Suisse : non. Aucun visa n'est requis ; il suffit d'enregistrer sa résidence et d'obtenir une eResidence Card au-delà de 90 jours de séjour. Pour les ressortissants hors UE, un visa et un permis de séjour sont nécessaires (le plus souvent un single permit travail + séjour) ou une voie par investissement.

Qu'est-ce que la eResidence Card à Malte ?

C'est le titre de résidence maltais. Tout citoyen de l'UE/EEE/Suisse qui réside à Malte plus de trois mois doit enregistrer sa résidence auprès d'Identità et reçoit une eResidence Card, valable cinq ans. Elle sert de pièce d'identité locale et est indispensable pour la banque, les impôts et la Social Security.

Comment un non-UE peut-il résider à Malte ?

Trois grandes voies : un single permit (titre unique travail + séjour) demandé par un employeur maltais, un regroupement familial, ou une voie par investissement / statut spécial (Nomad Residence Permit pour les télétravailleurs, MPRP pour la résidence permanente par investissement, GRP pour le statut fiscal). Le choix dépend du projet et des ressources.

Quel titre pour votre projet à Malte ?

eResidence Card, single permit, Nomad Permit ou voie par investissement : le bon titre dépend de votre nationalité et de votre situation. Faisons le point ensemble.

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